Santé : la première cohorte du projet « Combler les écarts » achève sa mission

Share This Article
Composée de 115 médecins, 89 infirmiers, 98 sages-femmes et 272 hygiénistes de salle, ces professionnels ont contribué à renforcer l’offre de soins, notamment dans les zones confrontées à un déficit de personnel qualifié. Déployés dans plusieurs formations sanitaires entre avril 2024 et avril 2025, les médecins recrutés ont assuré plus de 182 500 consultations, soit une moyenne mensuelle de plus de 15 200 consultations.
Les retombées de ce projet se sont fait ressentir sur le plan économique. Au centre de santé de Pénéssoulou, dans la commune de Bassila, les recettes semestrielles sont passées de 15 à 27 millions de francs CFA. À Ekpè, dans le département de l’Ouémé, elles ont progressé de 19 à 27 millions de francs CFA, tandis qu’à Djominhountin, dans le Littoral, elles sont passées de 43 à 67 millions de francs CFA. Des résultats qui traduisent une fréquentation accrue des centres de santé grâce à la présence de personnels qualifiés.
Financé à hauteur de 50 millions de dollars américains, dont 17,5 millions sous forme de don, par la Banque islamique de développement (Bid) et le Fonds Lives and Livelihoods Fund (LLF), le projet est mis en œuvre sur une période de cinq ans.
Pour le Ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, « le projet s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement visant à réduire les inégalités d’accès aux soins, à renforcer le capital humain en santé et à garantir une couverture sanitaire plus équitable sur l’ensemble du territoire national ».
Au-delà des performances enregistrées, le projet a permis la médicalisation de 130 formations sanitaires, la réduction des disparités d’accès aux soins, notamment en milieu rural, ainsi que le désengorgement de plusieurs structures de référence. Médecins, infirmiers, sages-femmes et hygiénistes de salle ont ainsi reçu leurs attestations après plusieurs mois de service au sein des structures sanitaires du pays.
Le projet « Combler les écarts » confirme ainsi son rôle de levier pour le renforcement du capital humain en santé, tout en offrant aux jeunes professionnels une première expérience significative et en rapprochant davantage les soins des populations.

