Réforme du système semencier : le Bénin veut accélérer l’accès aux semences certifiées et hybrides

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Le Gouvernement béninois entend faire de la disponibilité de semences certifiées et hybrides de qualité un levier majeur de la transformation agricole. À l’issue d’une tournée nationale d’évaluation des infrastructures semencière effectuée du 14 au 18 juillet, le Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yeton Bloukounon Goubalan, annonce une nouvelle stratégie fondée notamment sur l’implication de privés spécialisés et le développement de partenariats public-privé.
Convaincu que l’amélioration durable de la productivité agricole passe avant tout par un système semencier moderne et performant, le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche engage une réforme en profondeur afin de garantir aux producteurs un accès durable à des semences adaptées aux conditions agroécologiques du pays et capables d’améliorer significativement les rendements.
Le Ministre Bloukounon Goubalan s’est ainsi rendu à la Direction de la Production végétale à Porto-Novo ainsi que dans les centres de traitement de semences de Dangbo, Koussin-Lèlè à Covè, Dassa, Glazoué, Ina et Alafiarou. Les constats effectués sur le terrain révèlent toutefois d’importantes insuffisances, notamment des infrastructures mal conçues, des équipements inadaptés aux réalités nationales, une faible capacité de tri, de traitement et de conditionnement, ainsi que des investissements peu productifs.
Des acquis encourageants ont néanmoins été relevés à la ferme semencière d’Alafiarou, désormais gérée par la Société béninoise de Développement des Semences et Plants (SoDeSeP), ainsi qu’au Centre de recherche agricole Nord d’INA. Ces structures constituent des maillons importants dans la stratégie de renforcement de la souveraineté semencière du pays.
Au terme de cette tournée, le Ministre a annoncé l’entrée dans l’industrie semencière de privés spécialisés, disposant d’une expertise reconnue dans la production de semences certifiées et hybrides. Ces acteurs devront contribuer au renforcement des coopératives semencières et à l’exploitation d’usines modernes de tri, de traitement et de conditionnement, intégrant des laboratoires de contrôle de qualité ainsi que des unités de recherche et d’amélioration variétale.
Cette approche, fondée sur des partenariats public-privé (PPP), doit permettre au Bénin de développer une véritable industrie semencière compétitive, capable de répondre aux standards internationaux.

