Hausse du pétrole : les économies africaines sous pression

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La montée des prix du pétrole liée aux tensions autour de Iran commence à se répercuter sur les économies africaines, fortement dépendantes des importations de produits pétroliers.
Cette situation pourrait se traduire par une hausse des prix du carburant à la pompe dans plusieurs pays du continent.
La majorité des pays africains importent en effet une grande partie des produits pétroliers qu’ils consomment. Cette dépendance rend leurs économies particulièrement sensibles aux perturbations sur les marchés énergétiques mondiaux, notamment celles provenant du Moyen-Orient, une région stratégique pour l’approvisionnement en pétrole.
Dans le même temps, la hausse des prix du brut s’accompagne souvent d’un affaiblissement des monnaies africaines. Face à l’incertitude, de nombreux investisseurs privilégient des valeurs refuges comme le dollar américain, accentuant la pression sur les devises locales. Cette combinaison renchérit encore davantage le coût des importations, notamment dans des pays comme Kenya et Ghana.
Un phénomène similaire avait été observé lors de la guerre en Ukraine, lorsque la hausse du prix du brut et la dépréciation de certaines monnaies avaient entraîné une augmentation de plus de 25 % du prix du carburant en South Africa en six mois.
Les marchés pétroliers restent particulièrement attentifs à l’évolution de la situation autour du Strait of Hormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole brut mondial. Toute perturbation dans cette zone pourrait accentuer la volatilité des prix et ses répercussions sur les économies africaines.

