Ebola en RDC et en Ouganda : l’OMS déclenche l’alerte sanitaire internationale

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Face à la progression rapide de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme. Les autorités sanitaires craignent une propagation régionale alors que le nombre de cas et de décès continue d’augmenter.
L’OMS a déclaré dimanche que l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda constitue désormais une urgence de santé publique de portée internationale. Cette décision intervient après plusieurs décès confirmés et une hausse inquiétante des cas suspects dans la région.
Selon les données de l’Africa CDC, au moins 88 personnes ont perdu la vie pour plus de 336 cas suspects recensés à la date du 16 mai 2026. Toutefois, l’OMS estime que l’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être bien plus importante que les chiffres actuellement disponibles.
L’épidémie est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, identifiée pour la première fois en 2007. Cette variante a déjà causé la mort d’un ressortissant congolais en Ouganda, selon les autorités ougandaises. Les pays partageant une frontière terrestre avec la RDC sont considérés comme particulièrement exposés au risque de propagation.
À ce jour, seuls des vaccins contre la souche Zaïre du virus Ebola, découverte en 1976, sont disponibles. Cette souche affiche un taux de mortalité variant entre 60 et 90 %.
Les autorités sanitaires ont confirmé que le principal foyer de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC, une région frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Les mouvements de populations liés aux activités minières et commerciales augmentent les risques de transmission régionale.
« Le nombre de cas et de décès observés en si peu de temps, combiné à la propagation dans plusieurs zones de santé, est extrêmement préoccupant », a déclaré Trish Newport, responsable des urgences de MSF.
L’Ebola, maladie virale se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée. Sa période d’incubation peut aller jusqu’à 21 jours.

