Coupe du Monde : les États-Unis durcissent les règles pour les influenceurs étrangers

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À quelques heures de la Coupe du Monde de football, les autorités américaines de l’immigration renforcent leur vigilance à l’égard des créateurs de contenu étrangers. Ceux qui prévoient de produire et de monétiser des vidéos sur le territoire américain devront désormais disposer d’un visa adapté à leur activité, sous peine de lourdes sanctions.
Dans une mise au point adressée aux voyageurs internationaux, La Nation rapporte que les services américains de l’immigration, notamment le Customs and Border Protection (CBP) et le Département de la Sécurité intérieure, rappellent qu’il est interdit de réaliser une activité rémunérée aux États-Unis avec un visa touristique (B-1/B-2) ou dans le cadre du programme d’exemption de visa (ESTA).
Cette précision concerne particulièrement les influenceurs, youtubeurs, tiktokeurs et autres créateurs de contenu qui comptent couvrir la Coupe du Monde pour leurs communautés en ligne. Si un visiteur peut librement filmer ses vacances pour un usage personnel, la situation est différente dès lors que les contenus produits génèrent des revenus, que ce soit par la monétisation des plateformes, des partenariats commerciaux ou des contrats de sponsoring.
Pour l’administration américaine, toute activité de ce type est assimilée à un travail exercé sur le territoire national. Les créateurs concernés devront donc être titulaires d’un visa approprié. Les journalistes et représentants de médias pourront solliciter un visa « I », tandis que certains influenceurs et personnalités du web pourront être éligibles au visa « O-1 », réservé aux personnes disposant de compétences ou d’une notoriété reconnues dans leur domaine.
Les autorités annoncent par ailleurs un renforcement des contrôles aux frontières et dans les aéroports. Les agents de l’immigration pourront examiner les profils numériques des voyageurs soupçonnés de venir exercer une activité professionnelle non déclarée. Les publications diffusées sur les réseaux sociaux, souvent en temps réel, peuvent ainsi servir d’éléments de preuve lors des vérifications.
Les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères, notamment l’annulation de leur visa, une expulsion du territoire américain et, dans certains cas, une interdiction d’entrée pouvant s’étendre sur plusieurs années.

