Afrique : la Banque mondiale mobilise 22 milliards de dollars de capitaux privés

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La Banque mondiale intensifie ses efforts pour attirer les investisseurs privés en Afrique. En quatre ans, les capitaux privés mobilisés par l’institution sont passés de 9 à 22 milliards de dollars, soit une hausse de 150 %. Une progression qui intervient alors que l’aide publique au développement recule sur le continent.
Pour attirer ces investisseurs, la Banque mondiale a notamment accéléré ses procédures et renforcé ses outils de garantie. Le principe implique la réduction des risques pour les investisseurs afin de rendre certains projets africains plus attractifs.
En Côte d’Ivoire, par exemple, l’institution a garanti près de 30 millions de dollars sur une opération de plus de 100 millions de dollars destinée à financer près de 600 000 nouveaux branchements électriques. Une garantie qui permet de sécuriser une partie du financement et de faciliter l’intervention des investisseurs privés.
Une autre difficulté prise en compte est le risque lié aux fluctuations des monnaies locales. La Banque mondiale développe donc des mécanismes permettant aux investisseurs de mieux se protéger contre les variations de change. Elle augmente également ses financements en monnaie locale, ce qui peut faciliter la participation des investisseurs présents sur les marchés africains.
Mais cette stratégie rencontre encore des limites. Les pays les plus pauvres restent difficiles à financer par le secteur privé. Dans les pays à faible revenu, les capitaux privés mobilisés par la Banque mondiale sont restés quasiment stables, autour de 3 milliards de dollars.
L’enjeu est donc désormais de parvenir à attirer davantage de capitaux privés là où les besoins de financement sont les plus importants.

