Restitution des biens culturels : le Bénin installe son Comité scientifique national

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Le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa politique de restitution des biens culturels. Le Gouvernement a officiellement installé un Comité scientifique national chargé d’accompagner la demande de restitution de 35 nouveaux biens culturels et d’archives conservés en France, tout en préparant la mise en place d’une Commission scientifique conjointe franco-béninoise.
Placés sous la conduite d’Alain Godonou, ces spécialistes du patrimoine culturel, historiens de l’art et experts de la restitution et de la circulation des biens culturels auront notamment pour mission d’élaborer la feuille de route du Comité, d’accompagner la mise en place de la Commission scientifique conjointe franco-béninoise, de consolider le dossier national relatif aux trente-cinq (35) biens culturels sollicités et de contribuer à l’élaboration des avis destinés à éclairer les futures décisions de restitution.
Le Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji a rappelé l’importance de la mission confiée aux membres du Comité. « Votre responsabilité (…) exige de vous la rigueur intellectuelle, l’indépendance d’esprit, la collégialité, le sens de l’intérêt général et la fidélité constante à la vérité scientifique », a-t-il précisé.
En effet, après la modernisation de son cadre juridique de protection du patrimoine et le lancement de plusieurs projets de musées répondant aux meilleurs standards internationaux, le Bénin poursuit sa politique de restitution des biens culturels. Devenue une référence sur le continent, cette dynamique entre dans une nouvelle phase marquée par le renforcement de la coopération avec la France, dans un esprit de confiance, de respect mutuel et d’excellence scientifique.
Dans cette perspective, le Gouvernement béninois a formulé une nouvelle demande de restitution portant sur trente-cinq (35) biens culturels ainsi que des archives conservées dans les collections publiques françaises. Fondée sur des arguments historiques, scientifiques, patrimoniaux et juridiques, cette requête a reçu un accueil favorable des autorités françaises.
Pour le Ministre, la restitution des biens culturels dépasse la seule question patrimoniale. Elle constitue avant tout « une œuvre de justice, de mémoire et de souveraineté », participant ainsi à la réappropriation de l’histoire et de l’identité culturelle du Bénin.

