Sénat : le Gouvernement justifie la présence des anciens hauts responsables de l’État

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Alors que la composition du Sénat continue d’alimenter les débats, le Gouvernement apporte des précisions sur la présence des anciens Présidents de la République, de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle au sein de cette institution. Pour l’Exécutif, cette disposition répond à une volonté de mettre l’expérience acquise au sommet de l’État au service de la nation.
Intervenant sur la question, le Ministre porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a rappelé que cette mesure est prévue par les textes. Ainsi, les anciens Presidents de la République, les anciens Présidents de l’Assemblée nationale ainsi que les anciens Presidents de la Cour constitutionnelle ayant accompli au moins la moitié de leur mandat peuvent siéger au Sénat. Selon lui, cette disposition vise avant tout à valoriser leur expertise et leur connaissance des institutions.
En effet, le Gouvernement considère que le Sénat ne doit pas être perçu comme une simple réplique des autres institutions de la République. Au contraire, cette chambre a été pensée comme un espace de réflexion où l’expérience des anciens dirigeants constitue un véritable atout. C’est dans ce sens que Wilfried Léandre Houngbédji s’est interrogé : « Pourquoi vous priveriez-vous de l’expérience et de l’efficacité de personnes qui ont fait leurs preuves ? »
D’après le porte-parole du Gouvernement , les personnalités concernées disposent d’une connaissance approfondie du fonctionnement de l’État, des mécanismes institutionnels et des grands enjeux nationaux. Dès lors, leur participation aux travaux du Sénat permettrait de continuer à mettre cette expertise au service de l’intérêt général, même après la fin de leurs fonctions.
Par ailleurs, l’Exécutif inscrit cette orientation dans une logique de continuité institutionnelle. À cet effet, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que, dans plusieurs démocraties, les anciens chefs d’État continuent d’exercer des fonctions consultatives ou siègent au sein d’institutions chargées de veiller au respect de la Constitution. Le Bénin a, pour sa part, fait le choix de les intégrer au Sénat afin d’enrichir les débats grâce à leur expérience.
Dans le même temps, le Gouvernement réfute toute idée de privilège. Bien au contraire, il estime que cette disposition permet de préserver un capital d’expérience acquis au fil de l’exercice des plus hautes responsabilités. Les réformes engagées, les crises traversées ainsi que les décisions prises au cours de leurs mandats constituent, selon lui, un savoir dont la République peut encore bénéficier.
Wilfried Léandre Houngbédji a insisté sur la vocation même du Sénat, qu’il qualifie d’« instance de sages ». Autrement dit, cette chambre est appelée à favoriser la réflexion, le recul et la maturation des débats sur les grandes questions d’intérêt national.
Le Ministre a également apporté une précision sur le fonctionnement de cette institution. En effet, si le nombre de membres de droit atteint le plafond de 25 fixé par les textes, aucune autre personnalité ne sera désignée pour compléter l’effectif. Cette disposition témoigne de la place particulière accordée à ces membres dans l’architecture du Sénat.
Au-delà des aspects juridiques, cette question renvoie également à la manière dont un État valorise l’expérience de ses anciens dirigeants. Pour l’Exécutif, dans un contexte marqué par des défis de gouvernance de plus en plus complexes, il apparaît essentiel de capitaliser sur les compétences acquises au plus haut niveau de l’État.
Le Gouvernement réaffirme que le Sénat a été conçu comme une institution de réflexion, de transmission et de mémoire. La présence des anciens hauts responsables de l’État contribue non seulement à enrichir le débat public, mais également à renforcer la stabilité et la continuité des institutions républicaines.

