Zimbabwe : le Parlement met fin à l’élection du président au suffrage universel direct

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Le Parlement zimbabwéen a adopté ce 30 Juin, une réforme constitutionnelle qui supprime l’élection du président au suffrage universel direct. Si le texte est promulgué par le Président Emmerson Mnangagwa, les citoyens ne choisiront plus directement leur chef de l’État, une mesure vivement contestée par l’opposition qui y voit un recul démocratique.
Réunie en séance plénière, l’Assemblée nationale a également approuvé un projet de loi portant sur la durée des mandats et le mode d’élection du président de la République. Le texte introduit également un changement majeur dans le système politique du pays en supprimant l’élection présidentielle au suffrage universel direct, une disposition qui suscite de vives critiques de la part de l’opposition.
Les voix contre dénoncent un « coup d’État constitutionnel », estimant qu’elle remet en cause les principes démocratiques et vise à prolonger le maintien au pouvoir du parti au pouvoir, la Zanu-PF, majoritaire au Parlement. Cependant le camp présidentiel défend une réforme destinée à adapter le fonctionnement des institutions et à assurer une plus grande stabilité politique. La promulgation du texte par le président Mnangagwa constituera la dernière étape avant son entrée en vigueur.
226 parlementaires ont voté pour, contre 41, entérinant ainsi les amendements déjà validés par le Sénat le 24 juin dernier. La réforme prévoit notamment le passage de cinq à sept ans de la durée des mandats présidentiel et parlementaire. Si elle est promulguée, elle permettra au chef de l’État, âgé de 83 ans et actuellement dans son second et dernier mandat autorisé par la Constitution, de rester au pouvoir jusqu’en 2030.

