Transformation économique : la BAD estime les besoins annuels de l’Afrique à 400 milliards de dollars

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Le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah, a plaidé mercredi dernier à Abidjan, lors du traditionnel déjeuner annuel réunissant les ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire, pour une mobilisation accrue des partenaires techniques et financiers ainsi que du secteur privé international. C’est un appel fort en faveur d’un financement massif pour accélérer la transformation économique de l’Afrique.
Dr Sidi Ould Tah a également insisté sur la nécessité de mieux orienter les ressources domestiques africaines, évaluées à environ 1 000 milliards de dollars et encore largement investies dans des secteurs peu productifs, vers des projets structurants capables de stimuler durablement la croissance, a précisé Croissance Afrique.
Cette vision s’inscrit dans la mise en place d’une nouvelle architecture financière aux niveaux continental, régional et national, visant à renforcer la cohérence du système financier africain et à soutenir le développement socio-économique. L’objectif est de bâtir des mécanismes plus robustes, capables de répondre aux défis actuels tout en favorisant une intégration accrue des économies africaines.
Il a par ailleurs mis en avant le potentiel démographique du continent, soulignant qu’à l’horizon 2050, l’Afrique représentera près d’un quart de la population mondiale. Cette dynamique constitue, selon lui, un atout majeur à condition d’investir dans l’éducation, la formation, l’entrepreneuriat et le soutien aux petites et moyennes entreprises, avec l’appui du numérique et de l’intelligence artificielle.
Défendant une coopération fondée sur le partenariat gagnant-gagnant, Sidi Ould Tah a estimé que l’Afrique doit à la fois attirer des investissements et offrir des opportunités attractives à ses partenaires, notamment dans la transformation des matières premières, le développement d’infrastructures résilientes et la création d’emplois durables pour les jeunes.
Le président de la BAD s’est également félicité des contributions des 81 pays membres de l’institution, dont 24 africains, saluant les engagements pris lors de la 17ᵉ reconstitution du Fonds africain de développement (FAD). Ce rendez-vous diplomatique a ainsi permis de réaffirmer la volonté commune de faire de l’investissement public et privé le moteur de la prochaine phase de croissance du continent.

