L’AES se retire de la Cour pénale internationale

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Le Burkina Faso, le Mali et le Niger dénoncent la CPI comme un « instrument de répression néocolonialiste ». Ils affirment ne plus reconnaître son autorité et annoncent la mise en place de « mécanismes indigènes pour la consolidation de la paix et de la justice ».
Alors que leurs armées sont elles-mêmes accusées d’exactions contre les civils, les juntes militaires au pouvoir dans les trois pays du Sahel ont décidé de leur retrait « immédiat » de la CPI. Dans une déclaration commune, elles affirment ne plus reconnaître l’autorité de l’institution judiciaire internationale, basée à La Haye.
Les dirigeants estiment que la Cour s’est « révélée incapable de traiter et de poursuivre les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et les crimes d’agression avérés ». Selon eux, la CPI cible de manière disproportionnée les pays africains, un reproche déjà formulé par plusieurs chefs d’État du continent, dont le président rwandais Paul Kagame. Pour l’heure, la Cour n’a pas réagi à la décision des trois pays de l’AES.
À propos de la CPI
Depuis sa création en 2002, la Cour pénale internationale est chargée de juger les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crimes de génocide et crimes d’agression. Sur 33 affaires ouvertes, toutes sauf une concernaient un pays africain, alimentant les critiques sur un supposé biais anti-africain.
Toutefois, le retrait d’un pays de la CPI ne devient effectif qu’un an après la notification officielle adressée aux Nations unies.

