18ème Conférence annuelle de l’ACA au Bénin : la promotion et l’amélioration de la transformation de la filière cajou au cœur des échanges

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Cotonou accueille depuis hier, 17 septembre 2024, la 18ᵉ conférence et exposition annuelle du cajou. Organisée par l’Alliance Africaine du Cajou (ACA), elle permettra aux acteurs intervenant dans la chaîne de production, de transformation et de commercialisation du cajou dans le monde, de mener des réflexions sur les approches transformatives du cajou africain. C’était en présence d’Alimatou Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, d’André Tandjiekpon, secrétaire exécutif du Conseil International Consultatif du Cajou (CICC), de Moussa Do Rego, président de l’Interprofession Béninoise de la Filière Anacarde (IFA), et de Babatola Faseru, président de l’ACA.
« Bâtir les capacités pour une industrie du cajou africain durable », c’est autour de ce thème, que se réunissent pour la troisième fois au Bénin, les divers acteurs de l’industrie du cajou, venus de différents pays. Ce choix de pays est porté par les efforts menés par le Bénin depuis cinq ans pour améliorer le climat des affaires. « Le Bénin fait aujourd’hui de grands progrès dans la transformation locale de la noix de cajou en mettant en œuvre une politique audacieuse […]. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et d’autres pays ont prouvé que la vision de l’ACA et de ses partenaires, visant à créer une industrie africaine de la noix de cajou compétitive, capable de fournir des produits compétitifs à l’échelle mondiale grâce à la valeur ajoutée, n’est pas une simple rhétorique, mais qu’elle est en bonne voie et sera bientôt réalisée », a indiqué le président de l’ACA, Babatola Faseru.
Cette rencontre a pour objectif principal de promouvoir l’industrie du cajou africain à l’échelle mondiale tout en identifiant les compétences nécessaires pour améliorer la chaîne de valeur. Elle constitue un creuset aux multiples avantages. Il s’agit d’abord, de partager les expériences, apprendre les uns des autres, négocier des partenariats. Ensuite, de délibérer sur des mesures de renforcement de l’efficacité de l’industrie globale. Enfin, de faire des affaires entre acheteurs, vendeurs et consommateurs de produits de cajou ou de services qui y sont rattachés.
Présente à la cérémonie, la ministre de l’Industrie et du Commerce du Bénin, Shadiya Assouman, a indiqué que le Bénin est parfaitement en phase avec le thème choisi. Cependant, elle a souhaité que les travaux permettent de trouver des réponses à la question de l’approvisionnement des usines en matières premières en Afrique. Et ce, afin de dépasser le seuil habituel des 10 % de productions transformées. « Les compétences, le financement et les capacités existent. Au Bénin, nous sommes prêts et nous allons continuer les efforts pour permettre que les industries existantes soient approvisionnées et limiter les exportations de noix brutes », a-t-elle martelé. Tout en exhortant toutes les parties prenantes à emboîter le pas du Bénin dans sa dynamique d’interdiction d’exportation de la noix de cajou brute, elle a ajouté qu’ « aucune nation, aucun peuple ne peut valablement se développer ni tirer un maximum d’avantages de son secteur agricole en laissant sortir systématiquement ses produits bruts ».
Prévu pour prendre fin le 20 septembre prochain, les travaux se dérouleront autour de communications, d’ateliers et de panels de discussion abordant diverses thématiques, notamment : la production, la commercialisation, la transformation, l’implication des femmes, et la conformité aux exigences des marchés d’exportation, comme l’Union européenne (UE). Sans oublier la visite des stands de quelques entreprises de la filière cajou.